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En se penchant d'un peu plus près sur le parcours de Frédéric Piquionne, sa première sélection chez les Bleus, à l'occasion de Lituanie-France, apparaît comme une bénédiction. L'attaquant de Monaco, le dit d'ailleurs lui-même, il est né sous une bonne étoile. Le Martiniquais est également revenu sur la polémique qui a marqué son départ de Saint-Etienne lors du dernier mercato. S'il se réserve la fin de saison pour tout dire, il a confirmé la rancoeur qu'il continuait de garder envers les dirigeants stéphanois.
Première sélection pour le Monégasque.Dans quel état d'esprit accueillez-vous cette sélection ?
Je suis là déjà pour progresser avec les anciens, observer et surtout être moi-même. Je crois que c'est important. Et après, tout donner aux entraînements et pourquoi pas, peut-être, pouvoir jouer.
Justement avec les absences, vous avez plus de chance d'honorer sur le terrain votre première sélection?Oui, c'est ce que je me suis dit après la convocation Maintenant, pourquoi pas. En tout cas, je n'ai aucune appréhension et aucune pression.
Par rapport aux autres nouveaux appelés , vous êtes le plus âgé. Cela change-t-il votre approche de la situation?Non, pas du tout. Je ne le vois pas comme ça. Je le vois seulement comme une progression. Je me dit aussi que je suis jeune. J'ai 19 ans dans ma tête et justement, j'ai tout à prouver comme eux même si j'ai 28 ans. Je reste de toute façon un jeune footballeur dans le monde professionnel.
Mesurez-vous le chemin parcouru depuis Charenton?
Ah oui, vraiment ! C'est un conte de fées et peut être que le 9 décembre 1978,,je suis né sous une bonne étoile.
Votre enfance, pas facile, vous-a-telle aidée?
Le fait que je ne vive pas avec mes parents, dans une famille d'accueil, qu'au niveau du foot, ça n'a pas toujours été très bon à cause de mes échecs scolaires et qu'on me dise que je j'étais trop frêle pour jouer au foot, ça m'a permis de relativiser. Surtout, je me suis dit que j'avais une chance et que je devais la saisir jusqu'au bout, même si des fois j'ai fait des bêtises, mais en tant qu'homme et pas comme professionnel.
"Ne plus tomber dans le panneau"
Ressentez-vous encore des regrets de n'être pas parti pour Londres?
Non. C'est regrettable d'en être arrivé là car ce n'est pas ce que je souhaitais mais maintenant que je suis à Monaco, c''est oublié et je donne tout pour mon club, comme je l'ai toujours fait.
Quand vous avez débuté en Ligue 1, l'équipe de France vous paraissait-elle inaccessible?Non. A l'époque, je me suis dit simplement qu'en tant que footballeur, Français, et sans sélection au préalable, pourquoi pas les Bleus ? Il suffisait que je sois performant avec mon club. Et aujourd'hui, cette régularité est arrivée à 28 ans.
Dans ton parcours chaotique quel a été le moment le plus difficile?
Les 15 derniers jours du mois de janvier à Saint-Etienne étaient vraiment très très durs. Par rapport à ce que j'ai vécu à Rennes, c'est le jour et la nuit. Pas du tout comparable.
Qu'en retenez-vous?
Cela m'a fait comprendre beaucoup de choses sur le mode de fonctionnement du monde professionnel. Cela va me permettre aussi de ne plus faire les mêmes erreurs, de ne pas redire certaines choses. Ne plus tomber dans le panneau.
Vous étiez réellement décidé à arrêter le football?
Absolument. Ce n'était pas une parole en l'air. C'était vraiment sérieux. Heureusement que je ne l'ai pas fait !
Vous en voulez à quelqu'un en particulier?
C'est un peu tôt et indiscret pour le moment d'en parler. Je m'exprimerai plus longuement pour expliquer cette polémique entre Lyon et Saint-Etienne. Il y aura le temps en fin de saison.
Estimez-vous avoir été placé, sans le vouloir, au milieu de cette affaire?
C'est exactement ça. Je ne suis pas Stéphanois, je ne suis pas Lyonnais, je suis Parisien. Après, les histoires qui ont été déclenchées derrière, ce n'est pas de mon fait, ni mon problème. Je suis footballeur et je suis là pour jouer, donner le meilleur. Ces histoires de couleur de maillot, ce n'est pas mon souci.
Avez-vous eu des félicitations de vos ex-coéquipiers?
Oui, bien sûr, j'ai eu pas mal de soutien par rapport à cette sélection. Comme je l'ai dit, je n'en veux pas aux joueurs mais à la direction du club. Les joueurs m'ont apporté tout le soutien qu'il fallait pendant ces 15 jours.
interview pris sur orange!bon ben pas grand chose a rajouter...votre avis sur cet interview...?
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